top of page
LOGO_LGP_RGB.png

Pour le développement industriel, l’A30, le New Jersey Turnpike de Montréal

En matière de développement économique moderne, une route de contournement est une nécessité vitale dans les grandes villes. Les autoroutes sont les artères et les veines de « l’organisme vivant » que constitue une ville. Sans un flot continu et ininterrompu, l’organisme est menacé de s’étioler et de péricliter. Or, Montréal a longtemps été la seule grande ville nord-américaine qu’on ne pouvait contourner.


Historiquement, si Montréal s’est développé, c’est parce que c’était une île, position idéale alors que les autoroutes de l’époque étaient les rivières. Les intrants et extrants industriels voyageaient alors le plus économiquement via les fleuves et les rivières.


À l’époque des chemins de fer, l’avantage concurrentiel de Montréal commence déjà à s’effriter mais l’avance prise par l’économie de la métropole rend le déclin presqu’imperceptible.


Dès que la route prend le dessus sur les autres modes de transport, l’île devient un handicap en matière de circulation lourde. Le rail comme le bateau demeurent importants mais le camionnage devient la mesure principale des échanges commerciaux.


On peut faire un parallèle – toutes proportions gardées – avec le développement de New York. Une île, une métropole, le même type de développement historique…mais, beaucoup plus rapidement New York a développé son « arrière-pays », et dès les décennies 50-60, les routes de contournement de l’agglomération New-Yorkaise ont fleuri.


Le New Jersey Turnpike est une de celles-ci. On dit souvent que sans le NJTP, New York serait asphyxié. De cette autoroute, on peut voir Manhattan à plusieurs endroits et les parcs industriels s’y succèdent. Si New York est le poumon financier de l’Amérique, le NJTP est son poumon industriel. Une simple balade sur cette autoroute pourra convaincre les plus sceptiques. Jamais Manhattan ne pourrait accueillir toute cette activité industrielle sans son réseau de routes de contournement qui sillonnent l’arrière-pays, dont le NJTP.


Comme l’A30, le NJTP connecte New York avec plusieurs autoroutes est-ouest ou nord-sud qui mènent au cœur de Manhattan : l’A80, l’A78, l’A95 et l’A87 pour ne nommer que les principales, innervent le centre-ville à partir de cette route de contournement de 8 voies (on est à New York, quand même!)

Et alors, l’A30…


Est-ce que l’A30 a le potentiel de jouer le même rôle que le NJTP pour Montréal? Il est tôt pour poser la question et le contexte économique n’est plus le même : les besoins des industries en matière de terrains sont moins criants et plusieurs entreprises à valeur ajoutée peuvent fleurir en milieu urbain. Cependant, la circulation économique des biens demeure un incontournable et le Port de Montréal, par exemple, voit son expansion future près de Contrecœur…situé sur l’A30. De plus, les principales autoroutes qui servent Montréal, l’A10, l’A20, l’A35, l’A40 connectent toutes avec l’A30. Donc, on ne peut que saluer comme excellente, la nouvelle de la complétion de l’A30. Enfin, Montréal peut se remettre à jouer sur le terrain de jeu industriel nord-américain à armes égales et faire compétition aux autres grandes villes nord-américaines. On ne mesure pas encore le plein potentiel de développement économique que cette autoroute pourra générer :

  • L’allègement du camionnage au cœur socio-économique de l’agglomération;

  • La diminution des frais de transport provenant et venant à Montréal;

  • La possibilité de servir, à partir d’une localisation située à l’Ouest de Montréal, un client situé à l’Est sans retard (ou vice-versa). On oublie souvent qu’une population de près de 4 millions de consommateurs et de producteurs vivent au Canada à l’Est de Montréal;

  • La connexion plus rapide route-route, route-rail et route-eau avec les grands centres américains.

À titre de professionnels en développement économique, nous sommes tous interpellés, peu importe quelle région du Québec nous desservons, par l’importance énorme de cette nouvelle donne dans le marché industriel. À nous d’en faire la promotion et de l’utiliser comme argument pour nos entreprises.


Comments


bottom of page